GAR086

Centre d’Etudes Françaises de Karlsruhe
Date: 26 November [?]
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (01-06-2017)
Folio number: 1

Mon cher Laci

J’avais bien le sentiment que cette fois quelque chose avait un peu [ ?] dans tes rapports avec Berci lors de son séjour à Paris. Son silence quand je lui demandais de tes nouvelles. Je sais et je vois d’après ta lettre combien toi-même tu estimes qu’il pouvait difficilement éviter de faire une conférence à l’Institut Hongrois. Mais quelque chose m’avait un peu surpris moi-même, tout d’abord qu’il m’ait donné comme 1e adresse l’Institut puis qu’il m’y parlât en termes plutôt élogieux de G. comme si je ne connaissais pas celui-ci, ne l’avais pas beaucoup plus fréquenté de 46 à 49 à Bpest bien plus que Berci ne l’avait fait lui-même, et ne savais très exactement à quoi m’en tenir sur son attitude depuis mon départ. Il aurait mieux fait de ne m’en rien dire. Peu importe. Et qu’il regarde les choses avec une optique différente de la vôtre n’a rien de surprenant. J’espère moi aussi que votre légère diversion ne laissera pas de traces et que votre amitié restera intacte. Mais tu n’avais pas à cacher tes sentiments.

Merci de m’avoir envoyé cet extrait de Irodalmi Ujsag. Tout cela est nouveau pour moi. Je te le renvoie supposant que tu en as besoin. Je suis content que mon papier ait reçu ton agrément. Quant à la parution vous verrez bien quand vous serez prêts. Je viens de recevoir le dernier no de Temps des hommes. Sans vouloir te flatter je trouve que ton article est le meilleur que contienne le numéro avec celui de Rousselot. Je trouve les 3 autres assez faibles. La nouvelle de Szabo avance bien ; dommage que la fin soit un peu faiblie. Qui est Jean L’Anselme ? Serez vous très fâchés si je vous avoue que même dans le genre son histoire ne vaut pas grand’chose. Opinion toute personnelle. Quant à tout le reste, l’affaire Pen Club hongrois etc. nous en parlerons de vive voix quand nous nous verrons. Tu imagines bien que je suis de votre avis entièrement.

Je ne vais pas très bien. Embêtements gastriques ou du côté ou foie après histoires au bras droit dont quelquesfois j’avais du mal à me servir.

Amitiés d’Irène. Je t’embrasse mon petit Laci de tout coeur

FGachot