GAR106

Karlsruhe
Date: 4 October [1962 or 1963]
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (05-06-2017)
Folio number: 1

Mon cher Laci

Ta auras la gentillesse, puisque je ne sais pas son adresse, de remercier chaleureusement de ma part de Monique de son envoi et de sa touchante dédicace et l’éminence grise que tu es grâce à qui ce beau volume vient de me parvenir. J’attendais pour écrire de l’avoir lu. C’est une réussite complète. Tout l’essentiel y est, et sans parler de l’excellente et ravissante presentation, j’admire combien elle a su éviter les embûches et conformément à s[ocilation ?] d’Eluard, dire ce qu’elle a vu ; ce qu’elle sait et ce qui est vrai. Ce n’était pas parfois chose facile. Le tout me revit par la p ?tesse de ton, la délicatesse d’empression, le tendre humour qui s’y dessine et l’heureuse invention des désignations musicales. Elle peut être fière de son oeuvre et toi aussi. Mais tu n’en es plus à un titre de fierté près, car l’anthologie à ce qu’il me semble a eu une excellente presse et quand je l’ai relue tranquillement et sans les préoccupations que avaient été les miennes à Pâques de dépister les e[ ?], j’ai pu constater qu’on n’aurait su faire mieux.

Maintenant j’aimerais bien savoir ce que tu deviens et à quelle nouvelle entreprise ton génie inventif est en train de s’adonner. J’ai lu que nos pauvres poètes n’avaient pu se rendre à l’invitation que tu leur avais fait envoyer. J’écris une nouvelle pièce et tant que je n’en serai pas sorti je ne peux penser à rien d’autre. (Bien sûr il y a à côté de ça les cours et les conférences). Nous avons traversé dans en flèche – entre 2 trains pour aller à Portiers puis à La Rochelle en août. As tu pris des vacances ?

Sais-tu que le bouquin de Dery a un énorme succès en Allemagne où on le considère comme le grand livre de l’année et où certains le mettent sur le même plan que Thomas Mann et Musil.

Mon cher Laci avec mes hommages autour de toi reçois mes affectueux baisers de ton vieux confrère. Amitiés d’Irène

FGachot