GAR181

9 av. des XV arbres Rodez
Date: 04-01-1962
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (12-06-2017)
Folio number: 1

Cher Monsieur,

Je me rejouis de n’avoir point déçu votre confiance.

Vos suggestions sont très justs.

Strophe 2 vers 4 : « Sur nos mains coule le jus mielleux des fruits » le vers sera moins dur et l’adjectif mielleux prépare fort bien l’image suivante.

Strophe 5 vers 3 : Je vous propose « Sur les eaux le vent sans rivage se déchaine » afin de mettre l’accent sur le verbe déchaine : « le vent sans rivage » c’est autrement évocateur que « les eaux sans rivages »...

Strophe 5 vers 4 : « Le cri du vautour domine la rumeur farouche des forêts déchirées » La longueur du vers n’est point génante, peut-être la répétition des sons ê et é – et encore ? Mais si le symbole risque d’être affaibli il n’y a pas à hésiter.

Voyez que nous sommes tout à fait d’accord et que je ne puis, moi aussi, que me féliciter de notre mutuelle collaboration.

Veuillez croire, cher Monsieur, à mon plus cordial souvenir.

Pierre Loubière