BLE PC 201

Budapest
Date: 22-10-1985
Language: French
Repository: Private ownership
Document type: Typed letter
Publisher: Tüskés Anna (22-10-2017)
Folio number: 1

Cher Monsieur,

j’ai bien reçu votre lettre du 10 courant. Je vous réponds immédiatement. Je ne voulais point « collaborer » à NICE HISTORIQUE; je voulais tout juste y publier un seul article sur les relations hungaro-niçoises... La REVUE DU NORD est bien plus ouverte, elle publiera en 86 ma grande étude sur les rapports entre mon pays et le Nord. Nice me déçoit par son chauvi-nisme local; quand mon grand livre a paru /AZURORSZÁG/, j’ai écrit à M. Barthe, mais - à 1’encontre de mon bon et regretté ami Bounin - il n’a pas répondu; NICE-MATIN, à qui j’avais envoyé un article rédigé en français et publié par la revue trimestrielle LE LIVRE HONGROIS sur mon bouquin /que je croisetre le plus important qui fut jamais rédigé par un "métèque" sur la bonne Ville de Nice.../, n’a point réagi non plus. Passons..

Quant à M. Patkó, s’il ne vous a pas répondu, c’est qu’il avait été rappelé dans son pays, oùù, hélas! il mourut bientôt d’une crise cardiaque... Vous savez sans doute que notre ami Koltai-Kovács est également mort.

J’en viens à votre intéressante proposition. Hélas! elle arrive trop tard pour que je puisse descendre à Nice en novembre où je serai à Paris pour prononcer une conférence à l’Institut Hongrois sur HUGO ET LES HONGROIS /conférence que je viens de faire hier, ici, a 1’Institut Français/, le 21 novembre. Je séjournerai à Paris du 6 au 26; écrivez-moi, s.v.p., à l’adresse de l’Institut: 7, rue de Talleyrand,VIIe /tél.: 555.23.82/ qui transmettra. Néanmoins, tout n’est perdu car il est question que je retourne en France en mars pour inaugurer la section magyare du Musée ROUSSEAU, a Montmorency. Donc, à ce moment là je pourrai peut-être faire une conférence chez vous sur le sujet désire. Mon regretté professeur Jean Hankiss a prononcé, en 37, une c nférence a l’Université Méditerranéenne, mon ami Sőtér, académicien, écrivain et longtemps dire teur de l’Institut d’Histoire Littéraire, en a fait autant en 48. D’ailleurs, il est cureiux que votre lettre arrive en-plein FORUM CULTUREL EUROPÉEN qui se déroule ici /j’y attends mon ami E. Roblès/ et dont vous avez pu lire un article dans LE MONDE dû a mon ami Thomas Schreiber. Cependant, pour que rie puisse aller a Nice, il me faudrait de plus amples détails sur votre CYCLE D’ÉTUDES; dites moi donc: depuis quand il fonctionne, quelles sont les personnalités qui y ont participé, quels sujets y ont été traités, etc.

Quant à votre invitation en Hongrie, permettez-moi de suivre votre exemple et « tenir un language sans la moindre ambiguité »: je suis un simple particulier qui ne peut que proposer à qui de droit votre invitation dont la réalisation est difficile, surtout pour des raison de budegt... Ce n’est pas seulement la France, comme vous le savez, qui vit sous un régime de rigueur financière... Cependant, la chose ne me paraît point impossible. Pour ce faire, veuiller tout d’abord m’envoyer un petit C.V. que je puise montrer aux instances susceptibles de vous inviter.

Un grand /mais de taille fort petite/ Hungaro-Niçois fut invité pour trois semaines en mai, mon ami François GACHOT /6. rue Offenbach/, ancien attaché culturel de la Légation de France en Hongrie, le Français qui /avec le professeur Sauvageot/ connaît le mieux notre pays; vous auriez tout intérêt d’entrer en contact avec lui /il n’a pas le téléphone, hélas!/.

Je vous assure, cher Monsieur, moi aussi, de ma fidèle amitié. Pièces jointes.