HJ067

Société universelle du théâtre, 2 Rue Montpensier, Paris Ier
Date: 01-04-1927
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Typed letter
Publisher: Tüskés Anna (29-08-2017)
Folio number: 2

Cher Monsieur Heltaï,

Voici le 25 mai qui approche rapidement: c’est la date de l’ouverture du Festival international du Théâtre.

Nous espérons que l’Art dramatique ou lyrique hongrois prendra part à cette fête du Théâtre oú déjà les anglais, les allemands, les russes et les espagnols seront très bien représentés.

J’ai loué, depuis le 25 mai jusqu’aux premiers jours de juillet les deux théâtres des Champs-Élysées: le Grand Théâtre et la Comédie.

Le premier contient 2.000 spectateurs et convient surtout aux grandes mises en scène ainsi qu’aux opéras, opérettes, ballets.

La Comédie est une salle de 600 places; elle est réservée au théâtre intime.

Le Grand Théâtre nous est loué 6.000 francs par représentation et 5% sur la recette. – 3.000 francs pour les matinées du dimanche.

La Comédie nous revient à 2.500 francs par représentation en soirée, et 1.000 francs en matinée.

Il faut considérer ce Festival comme une Exposition Universelle du Théâtre. Les exposants, c’est-à-dire les directeurs et les artistes qui participeront à cette manifestation assumeront les frais de voyage, de sjour de leur troupe et de leur personnel, ainsi que le transport du matériel. La recette leur appatiendra à condition d’en défalquer les frais de location du Théâtre, de la publicité et des autres dépenses relatives à la représentation.

Nous ne doutons pas du succès car il y aura à Paris une affluence considérable d’étrangers. Enfin vos compatriotes seraient heureux de cette occasion qui leur serait offerte d’applaudir l’art et les artistes hongrois.

Je prépare des imprimés que je vais adresser à toutes les nations, mais avant, je préfère vous prévenir et, si la Hongrie participait, vous réserver une bonne place dans cette manifestation.

Voulez-vous consulter les intéressés et me répondre dès que vous le pourrez.

Bien amicalement à vous,

Firmin Gémier