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Éditions BOSSARD ˗ Commission, exportation 140 Bd., Saint-Germain, Paris
L’éditeur de l’Athénaeum Erzsébet körút 7 Budapest
Date: 17-01-1927
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (29-08-2017)
Folio number: 2

Cher Monsieur,

M. Pallos vous aura dit les raisons qui, pendant des longues semaines, m’ont empêché de prendre connaissance de votre manuscrit, Family Hôtel, écrit au crayon. En revanche, j’avais pu me faire une opinion sur Vos nouvelles. Lendemain j’ai prié M. Pallos de vous faire savoir que malgré le plaisir qu’elles m’ont prouvé très vif pour certaines, elles ressortiront un génie littéraire qui, je le constate à la Librairie générale de la maison, n’est plus de vente commerciale. Tant d’anas ont été publiés ces derniers temps (Histoires juives, [?], parisiennes, de curés – ou bien propos de coloniales) que le public semble saturé pour le moment – A mon humble avis, votre intérêt serait, pour la France, le public plus tard un choix restreint du quelqu’uns de ces morceaux dans une édition à trop limitée (illustrée par quelques artistes français). Mais ceci n’est pas un conseil, mon simple suggestion.

Quant à Family Hotel, – je suis disposé à le publier, dans l’espoir que paraisséant au moment du lancement du film Selfridge, il aidera les trop nombreuse [?] de l’Escamoteur à partir. Nous en avons des caisses pleines que je serais heureux de voir les vider. J’accepte donc de faire cette nouvelle édition pour deux motifs: l’écoulement du Stock Selfridge et le [?] ça fera probablement le film Selfridge Gémier – J’en ai une troisième, celle d’entretenir nos bonnes relations cordiales. Si M. Selfridge n’a pas marché, à menu mal tourné, je ne lui ai pas moins gardé toute ma sympathie et, pour notre honneur comment il faut à tout prix lui refaire une réputation ce qui le mérite.

Quels pourront être vos droits d’auteurs? J’attends une proposition de vous à cet égard, je ne sais pas non plus si vous me remettrez  un livre définitif ou si j’aurai à le faire réviser (pour la forme) non par un romancier balzacien comme notre ami Boisson, mais par un simple correcteur. Le livre que j’ai en sous les yeux demande évidemment à être revu.

D’autre part, il faudrait faire coïncider la publication avec le film. Avez-vous d’ores et déjà une idée du moment où il commencera de tourner? C’est là un point important.

Au revoir, cher Monsieur Heltaï, je ne vous ai pas encore fait mes voeux de nouvelle année; les voici, bien sincères. Recevez en outre, l’assurance de mes sentiments dévoués

F. Roches