GYA026

Les Cardamines
Date: 06-09-1949
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (09-02-2018)
Folio number: 2

A monsieur Albert Gyergyai

Monsieur

Votre carte m’est bien parvenue. Je vous en remercie, elle m’a touchée. Remettons donc a une autre fois (?) de nous rencontrer (?) Mais que je vous le dise sans vouloir vous peiner le moins du sollicitée

Quand j’ai pris connaissance de ce petit mot qui n’a l’air de rien „solliciter” m’a fait (?) le sous (?) un certain nombre de secondes…C’est-ce que vous appartenez à cette élite que l’on sollicite de nous donner les fruits de la culture, de ses expériences. De son talent aussi sachant tout le prix attaché par tous à votre présence au milieu de vos confrères. Je ne mérite pas votre remerciement, car je n’ai pas sollicité une mesure particulière, puisque l’estime, l’admiration, l’amitié de vos collègues vous sont acquises.

Un simple appel téléphonique. J’eus la chance –qui ne s’est pas encore renouvelé de sorte que votre message n’est pas transmis à cette heure mais le sera – De (?) parler à M. F. Muller de la petite Theatre contenue dans votre lettre: les „Rencontres ont-elles lieu cette année?” Cela a suffi. On a compris qu’un malentendu était survenu et que l’empechement qui vous avait privé de venir l’an passé n’était que temporaire. Vous êtes attendu pour l’an prochain avec reconnaissance.

A vous raconter cela, j’ai retrouvé mon souffle. Je vous pardonne si vous voulez bien sourire et ne pas conserver la plus infinites (?) parcelle de brouillard dans l’âme, ce brouillard ténu (?) que Pascal a connu.

Cher Albert Gyergyai vous appartenez de fait à ceux qui vous lisent et vous lisant vous aiment Chacun reçoit de vous un (?) une chaude élévation de pensee qui luisont précieux.

Veuillez croire à mes sentments les meilleures

Emilia Cuchet Albaret