FG_TI66

Nice
Date: 18-01-1985
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (26-07-2017)
Folio number: 1

Ma très chère Ili,

J’ai reçu hier de Artisjus le contrat relatif à la publication par Corvina du volume contenant ma traduction des « 3 kis regények » de Krúdy. Même s’ils négligent de m’indiquer la date de parution probable du livre mais me donnent le chiffre en francs français que je toucherai par page, c’est en ordre. En même temps j’ai reçu une feuille imprimée fixant à 1000 florins par jours ce que je toucherai personnellement sur mes droits d’auteur. Mais il est marqué aussi que je pourrais en faveur de mes proches parents disposer également des mêmes 1000 florins par jour. J’ai dû t’écrire que András et Kati vu mon contrat de mariage datant de 1926 avec Irène en tant que ses héritiers directs Krúdy étant morte avaient eu droit d’après la loi fraçaise à ¼ de tout ce que nous possédions. Dans ces conditions ils n’ont aucun besoin que je prenne en considération cette possibilité de 1000 florins par jour. J’explique que vu mon intention à faire paraître en accord avec toi la réédition de notre Coq, je demande de pouvoir disposer pendant mon séjour de 3 à 4 semaines de cette somme pour les frais d’impression et de confection des clichés nécessaires à la réalistaion de notre projet et n’est ce que j’ai écrit aux 2 dames qui ont signé le contrat et séoccupent de ces questions : Kátainé Görögné à Artisjus Vörösmarty tér 1 téléphone 176-222 en leur disant que tu viendais les trouver de ma part après leur avoir expliqué ce qu’avait été l’édition en 44. Je crois chez Cserepfalvi de Kakas Ferko.

Il faudrait donc qu’avant tu aies vu l’imprimeur et l’auteur des clichés pour pouvoir être en possession des chiffres qu’ils indiqueraient. Je ne sais pas qui tu avais vu chez Corvina et que tu saches, si j’assume les frais nécessaires à l’impression du livre tel que tu imagines qu’il devrait être réaliser : format, procédé de reproduction des illustrations etc. (cartonnage ou reliure) si Corvina donnerait son nom comme éditeur et s’occuperait de mise en vente. Je pense qu’il s’agisse du texte hongrois. Tu m’avais demandé le texte en français. S’agiront-il d’un tirage en fraçais pour l’étranger ? Autant de questions à régler d’avance. Si je viens vraiment sur l’invitation du PEN Club par Boldizsár en mai, il est évident que je viendrai avec une somme d’argent français à laquelle un voyageur a droit. Mais il est clair qu’ayant à mon compte chez Artisjus une quantité de florins, fruit de mon travail auquel j’estime avoir droit, et qui serait dépensée au lieu de cadeau à ma famille dans l’intérêt d’artisans hongrois c’est en premier lieu ces florins qui devraient être utilisés pour la réédition du Coq. Ces florins utilisés en Hongrie rentrant dans le cadre de l’économie hongroise les factures apportant la preuve nécessaire, j’estime qu’on saura régler la question comme je le demande.

Tu me tiedras au courant de ce que tu sauras et je t’écrirai aussi lorsque j’aurai une réponse de Mesdames Kátai et Görög.

J’espère que ta maman est maintenant rétablie. Tendresse de ma part pour elle pour ton fils.

Je t’embrasse de tout coeur ma chère Ili

François