FG_BLE27

Nice
Budapest
Date: 22-05-1978
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (02-08-2017)
Folio number: 1

Mon cher André

J’ai eu ce matin ta lettre du 17 et je suis d’autant plus de coeur avec toi au sujet des inquiétudes que te cause l’état de ta première femme que j’ai vécu un certain temps dans de pareilles affres à propos d’Irène et que je te réponds de l’hôpital Pasteur où elle est encore pour quelques jours. [...] Il semble que, depuis hier, tout soit rentré en ordre.

J’ai lu avec beaucoup d’amusement ce que tu avais écrit à propos du catalogue Farkas. Je me demande comment ils ont fait en sorte de publier un texte hongrois aussi mauvais. Dommage en effet que je n’aie pu assister au vernissage mais sais que nous ayons pu me douter des motifs de la mauvaise santé d’Irène, elle se sentait si mal déjà bien souvent que j’étais dans l’impossibilité de partir et de la laisser. Je n’ai rien pu lire des articles que l’expositions Farkas a suscité car dans « És », et dans les revues que je reçois je n’ai rien découvert à ce sujet.

Tu es vraiment plus que gentil de m’avoir envoyé la prière d’insérer de mon roman. Je la trouve excellente, évoquant de façon parfaitement adéquate l’atmosphère dans laquelle se déroute le récit. Est-ce toi qui l’as rédigée ? On ne pouvait en tout cas faire mieux.

Inutile de te dire que depuis le 22 avril j’ai vécu dans la situation d’un véritable chômeur intellectuelle. Je passe tous mes après-midis à l’hôpital [...]

Je suis infiniment curieux, tu t’en doutes, du second tome de tes mémoires. Ce sera passionnant.

Je n’ai jamais entendu parler de Gabányi-Grosz. Où son livre a-t-il paru ?

Je suis content d’avoir des nouvelles de la comtesse Almásy-Teleki. Nous nous sommes toujours bien entendus et tu sais que c’est chez elle que j’ai organisé avec Petrovics l’exposition des oeuvres françaises qui étaient en possession des collectionneurs hongrois puis celle de peinture française contemporaine dont le matériel avait été rassemblé par les services culturels du quai. J’espère, mon cher André, que tu seras bientôt rassuré par l’état de Jacqueline à qui nous souhaitions Irène et moi un prompt rétablissement. Bien à toi de tout coeur

FGachot