FG_TI60

Nice
Date: 24-08-1978
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (26-07-2017)
Folio number: 1

Ma chère Ili,

Ta lettre est venue extraordinairement vite et je te réponds vite également. C’était véritablement une surprise lorsaue rentrant, un soir, à 9 heures comme chaque jour à ce moment de l’hôpital où Irène avait été opérée, de voir que le jeune homme que notre voisine Tenier m’avait signalé, comme allant revenir, était Gyuri. Il est bien gentil d’avoir été content de la soirée que nous avons passée ensemble car, vu le séjour encore d’Irène à l’hôpital et l’état de l’appartement sans tableau, les meubles recouverts de linges et de papier en prévision du ravalement de la façade je l’ai bien mal reçu à mon sens. Mais, au moins, ai-je eu de tes nouvelles et pu parler de toi.

Ton souvenir, plus exactement celui de ton séjour à Nice, reste lié à pas mal de lieux où nous étions ensemble. Et je ne manque jamais d’évoquer ta présence quand, en prenant la rue d’Angleterre, en direction de la rue Paul Dérailède, je vois, au coin, se profiler la maison que tu trouvais jolie, ailleurs telle autre encore qui te plaisait ou, récemment, lorsqu’avec Irène et une amie qui habite encore pour un mois Cimiez, nous avons fait quelques pas dans le jardin du Monsatère, l’arbre que tu as dessiné après les oliviers de la promenade attenante au Musée Matisse, etc.

Que tu viennes en voiture ou par le train, lorsque tu iras voir Gyuri à Oran, il est bien entendu que tu retrouveras le divan sur lequel tu as dormi et resteras un peu. Préviens seulement à l’avance, pour que je sois à la gare à t’attendre, si c’est par le train, ou que nous sachions, autant que possible, la date prévue, si tu es en voiture. J’espère seulement que les travaux de ravalement du derrière de la maison qui doivent dé[ ?] le 4 sept. seront terminés à ce moment.

Tu réponds à la question que j’ai posée à Gyuri : quand feras-tu, de nouveau, une exposition ? Nous sommes content de savoir que tu travailles avec ton intensité habituelle. Si tu as des photos de tes toiles, apporte-les sans faute.

Toutes mes amitiées à ta chère maman 85 ans. Irène vient d’en avoir 80, moi 77. Le temps passe.

A bientôt, donc. Ma chère Ili, nous t’embrassons affectueusement tous les deux

François

As tu connu Bartha Laci ? Il vient de m’écrire qu’il passera nous voir venant de Hongrie par l’Italie le 13 ou le 15 sept. avec Veronique.

Fr.