FG_BLE44

Nice
Budapest
Date: 19-02-1980
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (02-08-2017)
Folio number: 1

Mon cher André,

Je ne réponds qu’aujourd’hui à ta lettre du 27 Janvier. Il est vrai qu’elle a mis 10 jours pour m’atteindre. Mais quand même les dernières semaines n’ont pas été particulièrement réjouissantes pour nous sur le plan de la santé. Irène n’a recommencé à sortir que samedi pour assister à ma conférence sur Csontváry à la « Société des Lettres, des Sciences et des Arts ». Ce n’était pas tout à fait la répétition de celle que j’avais vu sur le même sujet à la demande de Rohou à la Bibliothèque Thiolle, il y a quelques années, le président de la Société qui a un tout autre et plus nombreux public (130 personnes y assistaient) m’ayant demandé de parler une heure et demie et de commenter abondamment mes diapositives. [...]

Je te remercie de l’envoi de tes 2 articles sur Louise Michel et Valéry. Et comme toujours tu m’apprends beaucoup de choses à moi qui m’éloigne de plus en plus de ce qui se passe dans la littérature française contemporaine et me suis tourné délibérément vers mes anciennes études celles de la littérature allemande du XIXe siècle, en particulier les poètes romantiques que je ne connaissais que superficiellement. Mes maîtres en Sorbonne Andler, Lichtenberger ne s’en occupaient guère et jamais je n’avais entendu prononcé par eux le nom de celui en qui je découvre un très grand poète et très grand prosateur Brentano. Je n’ouvre jamais la N.R.F. à la bibliothèque et tu feras bien de me dire qui est Laurand Kovacs et ce qu’il écrit. Depuis quand corresponds-tu avec lui.

J’ai naturellement reçu Le Livre Hongrois et lu ton excellent article ainsi que ton Politzer dans La Revue Hongroise.

A côté des poètes romantiques allemands, je m’occupe surtout des beaux-arts et de livres sur l’art. A ce propos Ferenczy Erzsi m’a envoyé 2 revues où ont paru un long article sur Béni et un extrait de son Journal que je trouve extrêmement remarquable et dont j’espère bien que la totalité paraîtra en volume. Les extraits ont paru dans Vigilia.

Je n’ai jamais connu Hegedüs Béla. Je n’ai d’ailleurs commencé à enseigner à la Főiskola qu’au début de 1928 je crois. Je n’ai aucune idée de la façon dont on pourrait retrouver sa veuve – si elle vit encore. [Gerve ?] à la mairie de Montrouge ? Je viens de recevoir le livre de Nagy Katalin sur Farkas. J’en suis content. Mon cher André félicitations pour le 9e descendant. Bien à toi de tout coeur

FGachot