DOB056

13 100 Aix -en.Provence, 1,avenue Maurice Blondel
Date: 28-12-1975
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Typed letter
Publisher: Tüskés Anna (27-10-2017)
Folio number: 1

Mon cher ami,

ma femme et moi vous remercions des bons voetox que Madame Dobossy et vous-même avez bien voulu exprimer notre intention.Veuillez, je vous prie, accepter ceux que nous formons pour vous à notre tour.

Depuis plusieurs semaines, je m’étais promis de vous écrire mais rédaction des comptes rendus pour le Bulletin de la Société de Linguistique et la Revue des langues Finno-ougriennes m’n entièrement occupé. C’est une tâche quelque peu ingrate mais il faut l’assumer car il est essentiel de faire connaître ce qui a été écrit chez vous et aussi dans les autres pays de langue finno-ougrienne. Tant nue je pour-rai y suffire, je le ferai pour alléger la tâche de Moreau qui doit se consacrer pour l’instant à d’autres travaux. A ce propos je vous félicite de la présentation que vous avez organisée à l’Institut des traductions de Radnóti. Depuis lors,  j’ai reçu  le volume dans lequel Moreau les a réunies. C’est très c’est dans la ligne inaugurée par Armand Robin dont nous ne pourrons jamais assez déplorer la fin prématurée. Cette fois, à nouveau, nous avons affaire à une traduction directement inspirée par personnellement le choc de l’expression hongroise. J’ai fait lire aussitôt ces traductions par des amis lettrés d’ici et, comme on dit, « ça fait la différence ». Le tout est que Moreau ne reste pas en si bon chemin.

Par ailleurs, nous sommes ici assez nombreux à déplorer l’absence culturelle de la Hongrie à la Faculté de Provence (Aix I)où, à côte des Slaves, 1es Roumains sont représentes depuis déjà plusieurs années. Je sais qule des personnalités importantes de la région se sont plaintes suprès de votre ambassaneur en septembre dernier lors de sa visite à la Foire de Marseille qui a connu cette année un énorme succés. Elles ont exprimé le regret de constater que la Hongie l’avait rien fait pour créer des liens culturels avec cette partie de la France qui est en expansion vertigineuse. Deux chiffres vous 1e diront : en 1968, la ville d’Aix-en-Provence comptai <...> 72 000 habitants. Elle en comptait en 1974 116.000 ! Et je ne citerai pas Fos ni Istres, ni Martigues ni VitroIles ni tant d’autres. Le potentiel industriel et même agrico1e de toute la région s’est multiplié plusieurs fois. Près la Factulté des Lettres, nous avons un institut allemand, un centre amércain, un institut scandinave, etc. Un lecteur hongrois ne serait pas de refus. Sans les « événements » de 1968, nous 1’aurions eu par la seule initiative de quelques uns de mes collégues d’ici mais la « réorganisiation » des facultés a eu pour effet que des décisions de ce genre sont soumises aux caprices d’assemblées dont les membres donnent la préférence à leurs intérêts purement corporatifs. Dans ces conditions, les votes devenu nécessaires sans une intervention de l’État hongrois en accord ne se fe-cnord avec les saires emportent la décision dans un autre sens. Rien ne se fera sans une intervention de l’Etat hongrois en accord avec les services français. Ceux qui réclament ici plus de présence hongroise ne sont pas les universitaires, c’est ce qu’il importe de bien comprendre. A l’université, on rencontre quelques bonnes volontés mais elles sont peu : pas même une demi-douzaine de professeurs. Ils sont donc impuissants. Par contre, l’intérêt pour la Hongrie est répandu dans les autres classes de la société. Depuis les chefs d’industrie jusqu’aux modestes habitués des bibliothèques publiques. Vous vous représenetez donc pouquoi je vous ai indiqué que les choses devaient être réglées en dehors de toute intervention des assemblées universitaires. Si j’avais eu le plaisir de vous rencontrer, je vous aurais dit bien d’autres choses encore mais je pense que vous êtes suffisamment éditifié. La création d’un enseignement hongrois au-rait pour immédiate conséquence que le nombre des ens diici [ ?] allant en touristes en Honrie décuplerait aussitôt.

Grâce à la générosité de vos autorités, je continue à suivre la vie hongroise semaine par mes par semanie et à poursuivre mes travaux. Veuillez vous faire mon interprète auprès de qui de droit pour exprimer ma reconnaisannce. Vous savez combien nous restons attachés à votre patrie, ma femme et moi.

Ma femme me charge de vous rappeler souvenir ainsi qu’à Madame Dobossy à qui vous direz mes hommages. Crovez-moi votre bien dévoué

Aurélien Sauvageot