DOB020

Nice
Date: 31-10-1975
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (24-10-2017)
Folio number: 1

Mon cher Láci,

Je t’avais déjà écrit pour te remercier de toutes tes gentillesses à mon égard si je n’avais trouvé Irène au lit, grippée, ce qui n’a pas peu contribué, vu l’état de ma jambe enflée et douloureuse, à compliquer un peu ma vie pendant les 5 jours qui ont suivi mon retour à Nice. J’ai dû aussi voir le médecin qui m’a donné un premier traitement destiné à faire disparaître l’œdėme, en même temps qu’il m’ordonne de rester le plus possible étendu, avant de [poursuivre?] un traitement de plus longue haleine pour essayer de remédier à la mauvaise circulation surtout lymphatique, cause, semble-t-il, de mes ennuis. Nous verrons.

J’ai plusieurs demandes à te faire. Dans une première lettre, trouvée à mon retour, notre ami Lázár Endre me demande si je connais les mémoires de Rippl-Rónai, pensant qu’éventuellement certains passages (dont un sur [?]) pourraient intéresser la France. Dans une seconde lettre reçue hier, il me parle aussi des mémoires du comte Alexandre Teleki ami de Dumas, de Hugo, de Sand. Tout cela me paraît très valable en vue d’éventuelles publications. La Bibliothèque de l’Institut Hongrois possède-t-elle ces œuvres ? Sinon, comment pourrait-on en avoir la communication ou des photocopies des passages relatifs aux Français – artistes pour l’un, écrivains pour l’autre.

J’ai trouvé, ici aussi, les épreuves de mon petit bouquin sur Diener-Dénes, avec une petite préface de Illyés dont la fille, du reste, a traduit mon texte. Je pense que le volume ne tardera plus à sortir.

Par ailleurs, je te rappelle ta promesse de voir François Erval pour essayer d’attirer son attention sur le fait que, du côté de l’Unesco, comme tu me l’as dit, on serait disposé à faire quelque chose pour Krúdy, si, de son côté, il emettait [!] un avis favorable au sujet de mes traductions de Bukfenc, Utitárs [!], Szindbád titka et Vádlud [!] Kisasszony. J’ai aussi écrit à mon amie Veressné Déak [!] Eva [!], à Corvina, eb lui rendant compte à la fois de mon entretien avec Clancier à propos de l’Age d’Homme qui garde le silence après avoir montré de l’intérêt pour Krúdy, et de ma conversation avec [?] qui m’a promis de me donner une réponse dans les 6 semaines.

Lázár me signale que dans le dernier numéro des Nouvelles Littéraires, Albérès cite le nom de Justh à propos de la parution du numéro d’octobre de la N. R. F., et m’envoie, en plus de la photocopie, de l’article que Gyergyai a consacré à mon activité littéraire dans le dernier volume de «  l’Encyclopédie de la Littérature Universelle » qui vient de paraître, un extrait de l’hebdomadaire de [?] « Utunk » qui signale le no d’août de la N. R. F. Infatigable, Lázár m’annonce aussi qu’il vient de signer un contrat avec Gondolat pour établir ióune grande anthologie sur Paris dans la [?] hongroise et qu’il est en train de rédiger un article pour les Nouvelles Etudes Hongroises de Kőpeczy [!] sur Ady, en tant que correspondant de presse parisien. Je me demande comment il arrive à écrire tant de choses (sans parler de sa trilogie parisienne) et tant e choses intéressantes et qui témoignent de connaissances tellement vastes.

Je suis maintenant curieux de voir si Somlyó répond à ma proposition d’une participation des poètes hongrois au numéro d’hommage à St John Perse de la N. R. F.

Dès que les 2 volumes de traductions de Jean-Luc Moreau seront sortis, je te demanderai de veiller à ce qu’Arland ou la rédaction en reçoive un exemplaire sans faute, en même temps que tu me les enverras. Merci encore.

Mon cher Láci, c’était comme toujours, une  joie de te voir et de pouvoir parler de toutes les questions qui nous sont chères.

Je t’embrasse très affectueusement

François