DÉTI088

éditions/Albin Michel /22. RUE HUYGHENS, 22 / PARIS. XIV.
Monsieur Tibor DERY / Hôtel Victoria-Palace / 6, rue B. Desgoffe / PARIS 6.
Date: 15-05-1963
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Typed letter
Publisher: Tüskés Anna (15-01-2018)
Folio number:

Cher Monsieur,

Je viens d’avqir un entretien par téléphone avec M. Flamand. Naturellement, je lui ai dit qu’entre gens de bonne foi, un terrain d’entente devait se trouver facilement.

Mon confrère Flamand m’ayant indiqué que, d’après le contrat passé avec votre mandataire en 1958, le Seuil détient une option sur vos deux prochains ouvrages, je lui ai proposé de lui laisser la liberté de publier « MONSIEUR G.A. », le livre que vous avez écrit en prison et pour lequel il avait manifesté de l’intérêt il y a une année environ, biei qu’il n’ait pas encore été édité sous sa forme originale, puis le volume qui a paru depuis 1958, le seul qui ait vu le jour,à ma connaissance, (en 1963) : « SZERELEN ». [ !] Cela me paraît correspondre exactement à ce que l’on doit comprendre par les deux prochains ouvrages.

M. Flamand m’a d’abord marqué son accord, car il pensait qu’il s’agissait d’un roman. Lorsqu’il a appris que c’était le titre d’un recueil de contes, se basant sur le fait qu’il en a déjà publié un, il s’est montré désireux de reporter son option sur une autre oeuvre romanesque. Ce n’est pas mon point de vue, et ce n’est certainement pas le vôtre non plus puisque dans « SZERELEN » [ !] se trouvent comprises six ou sept nouvelles écrites en I960 et 1962, qui sont inédites en France.

Si, effectivement, vous n’avez pas fait paraître d’autres livres que « SZERELEN » [ !] depuis rotre accord avec le Seuil, et si vous partagez ma facon [ ?] de voir, rien rie s’oppose à ce que, dès cet après- midi, nous signions le contrat établi comme convenu, « MONSIEUR G. A. » et « SZERELEN » [ !] s’en trouvant exclus. Je suis donc à votre entière disposition, vous me trouverez à mon bureau à tout moment de la journée.

Veuillez agréer je vous prie, Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments bien dévoués.

R. ESMENARD