SGY019

Nice
Date: 03-09-1976
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (15-05-2017)
Folio number: 1

Mon cher Georges,

Si je ne t’ai pas écrit plus tôt c’est parce que j’espérais toujours pouvoir t’annoncer la réception des 2 envois que tu m’annonçais fin avril : le n°8 de Arion et ton récent recueil de poèmes « Épp est ». Malheureusement ils ne me sont, ni l’un, ni l’autre, jamais parvenus. Et la même chose s’est produit avec un envoi de ce même numéro de « Arion » fait par Timár qui voulait mon avis sur son essai et l’adaptation du poème de Juhász, et le catalogue de l’exposition de Z. Gács Gyuri à Esztergom, sans parler de plusieurs volumes de mon petit Diener-Dénes. Je dois malheureusement constater que, sauf miraculeux hasard, aucun envoi de livre ou d’imprimé n’arrive, si ce n’est pas un envoi recommandé. Par contre, je reçois très régulièrement toutes les revues qui me sont envoyées chaque mois d’office aussi que Élet és Irodalom par KÖZHIR. Il y a là quelque chose d’anormal et je te demanderai, pour Arion et tes poèmes, de faire une réclamation chez vous à la poste, puisqu’on m’a dit ici que c’était à l’expéditeur et non au destinataire de réclamer.

Tu m’écrivais, [ ?] avril, que tu avais donné à l’imprimerie mon texte sur le Nyugat et les traductions de Krúdy. Aurais-tu des épreuves à me faire parvenir avant que l’impression définitive ne soit achevée. J’aimerais bien faire les corrections éventuelles, à moins que tu ne te charges toi-même de faire les corrections de épreuves.

Nus venons de lire, hier, Irène et moi, l’article de Alföldy Jenő justement sur ton livre dans És. Il me semble que c'est là une étude fort sérieuse du contenu de ton recueil. Je ne peux juger de la justesse de cetaines remarques, n’ayant pas le volume qui s’est certainement perdu, savoir où ?

Je me suis beaucoup plus occupé, ces temps-ci, des beaux-arts hongrois que de poésie car après 2 textes sur Czóbel, l’un pour sur Emlékkönyv, l’autre pour « Le Livre Hongrois » de Gera, je viens d’écrire sur Farkas, l’introduction au catalogue de son exposition en janvier à la M.N.G. et 2 articles sur lui : 1. l’homme et l’éditeur, 2. l’artiste, pour le Magyar Nemzet.

Arland a un peu dormi ces dernier mois. Il m’a promis, récemment, de publier enfin les traduction acceptées depuis x temps. Dans le n° d’octobre consacré à la « correspondance », Rohou parle un peu de son court séjour en Hongrie.

Que prépares-tu ? Car je sais que tu ne chômes jamais. Je suppose ou que vous n’êtes pas allés au colloque Neruda ou que vous n’avez pas pu effleurer Nice.

Nous vous embrassons, Marianne et toi bien affectueusement tous les deux

François