SGY012

Nice
Date: 18-01-1976
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (15-05-2017)
Folio number: 1

Mon cher Georges,

J’ai corrigé il y a quelaues jours et renvoyé à Madeleine Lacour les épreuves de ton texte ou plus exactement la seconde moitié de ton texte sur St John Perse. En effet, devant l’abondance des matières reçues depuis octobre pour ce numéro, un choix et des supperssions ont dû être faits à la rédaction. Mais comme, de toute façon, ton texte avait été choisi parmi les texte qui devaient absolument paraître, il a fallu l’amputer et changer ton texte qui est devenu « Ailleurs » ce qui s’accorde avec la citation d’Amers qui reste placée [ ?] au dessou du nouveau texte.

Le texte débute donc par la phrase « C’est dans l’atmosphère d’après guerre... Il a été [ ?] ensuite intact sauf dans la citation de St John Perse la partie : « Hôte précaire »... à « enhumées par la fondre ». A été supprimée également la longue note sur les traducteurs hongroises.

J’espère que tu n’en voudras pas trop aux gens de la rédaction qui ont dû faire toutes les compressions et suppressions nécessaires, d’après ce que j’ai appris. Il est toujours triste de voir mutilé un texte qu’on a écrit en pleine conscience de ce qu’on avait à dire. Mais il reste essentiel, à mes yeux, d’une part que tu figures, comme je l’ai souhaité dès que j’ai été avisé de ce projet de numéro, à son sommaire et que, par toi, la Hongrie et la poésie hongroise soient présentes à cette occasion.

J’ai demandé à Madeleine Lacour qui ne quittera la N.R.F. qu’après la parution du numéro que celui-ci te soit envoyé directement et j’ai redonné, pour plus de sûreté, ton adresse.

J’espère que Marianne et toi avez été satisfaits de votre séjour à Paris. Entre temps, j’ai lu avec beaucoup de joie dans le « Új Írás » de décembre ton émouvante « Ebauche d’un premier volume d’autobiographie ». J’espère que tu poursuivras venir à Nice au oment où tu auras participé à Montpellier au colloque sur Neruda.

Nous vous embrassons, Marianne et moi de tout coeur.

François

P.S. J’ai pris les [ ?] qu’on t’envoie ma petite monographie de Diener Dénes qui doit paraître en janvier.