SGY018

Nice
Date: 06-05-1976
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (15-05-2017)
Folio number: 1

Mon cher Georges,

Merci de ta lettre reçu hier. Tu as très bien fait de décider de ne donner on article sur le Nyugat qu’en français. C’est dans cet esprit que je l’avais d’ailleurs écrit pour les lecteurs qui, en principe, ne connaissent pas grand’chose de précis sur la littérature hongroise – en particulier sur cette période de la littérature hongroise pendant laquelle la Hongrie souffrait de plusieurs facteurs qui en faisaient un domaine totalement ignoré non seulement du public mais même des écrivains étrangers – en particulier français. D’où, un peu, la nécessité de dire des choses qui en Hongrie font partie des lieux-communs mais aussi d’essayer de montrer, par les chiffres et la citation de certains auteurs français traités dans le Nyugat, combien cet intérêt et même cet amour des écrivains hongrois pour la littérature ou l’art français étaient à sens unique. Pour l’autre partie, du fait que j’avais déjà écrit à propos de mes souvenirs dans la revue de Nagy Péter et sur ma demande, j’ai simplement essayé de retrouver dans ma mémoire certains détails auxquels je n’avais plus pensé en 71 et qui ajoutaient peut-être quelques chose à l’atmosphère dans laquelle j’avais essayé de situer les personnages en question.

Que je te dise, et dis le à Mariann, avec quelle joie irène et moi nous avons lu, il y a quelques jours, en recevant le numéro, la belle étude que Nagy Péter, justement, a consacrée à son « podium » dans la « Elet és irodalom ». Ce n’est pas la première fois, du reste, qu’il a écrit sur elle et, le connaissant bien, je sais à quel point il est sincère.

Te ne me dis pas si vous avez reçu mon petit bouquin sur Diener-Dénes. Je suis sûr que Vass Előd vous l’a envoyé, comme c’était entendu avec lui, mais dans le cas où le petit livre ne vous aurait pas atteint, tu peux facilement appeler Előd à la « Orszagos Levéltár » Bécsi Kaputér où il travaille comme turcologue.

Je n’ai pas encore reçu le n° 8 de « Arion ». Espérons qu’il arrivera encore. Merci d’avance aussi pour l’envoi de ton nouveau recueil de poèmes. Je t’écrirai après l’avoir lu.

Quand tu auras des précisions sur votre voyage tu auras la gentillesse de nous remettre un mot.

Nous vous embrassons de tout coeur, tous les deux

François