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89. BOULEVARD MONTPARNASSE PARIS VIe
Date: 30-09-1948
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Typed letter
Publisher: Tüskés Anna (25-10-2017)
Folio number: 1

Cher Monsieur et Ami,

J'ai bien reçu votre lettre du 18 Septembre, ainsi que le microfilm des quelques lettres de R. que vous avez pu conserver, et qui m' a été transmis par votre Légation à Paris. Je vous en remercie de tout coeur.

J'espère qu'éntre temps, vous avez eu la visite de Mme Oroszlány-Rosenberg, et qu'elle me rapportera des nouvelles intéressantes sur le groupe des Amis de R.R. en Hongrie. Je voudrais bien espérer aussi de nouvelles copies des lettres, car c'est ce qui est le plus intéressant pour nos Archives. Je vous envoie ci-joint, sur feuillets séparés, une liste d'anciens correspondants de R. avec leurs adresses (dont bertaine s sans doute ont changé).

Vous êtes-vous entendu avec ALBIN MICHEL au sujet de la traduction que vous faites du 14 JUILLET ? Je suppose que la Hongrie fait partie de la Convention de Berne, et dans ce cas, aucune maison d'éditions hongroise ne peut publier des traductions d'auteurs français sans contrat avec les éditeurs français auxquels appartennent les oeuvres. LE 14 JUILLET appartienant à Albin Michel, il est nécessaire que la maison d'éditions qui le publie ra en Hongrie lui propose un contrat.

Je vous en prie, remettez à Mme O.R. tout ce que vous aurez pu trouver de documents intéressant Romain Rolland – coupures de journaux, éditions, articles, etc. etc. Bien entendu, si on joue sa pièce, demandez pour nos Archives deux affiches, et quelques exemplaires du programme. – Existe-t-il chez vous des « Argus de la Presse » ? – En ce cas, puis-je vous demander de vous y inscrire pour tout ce qui concerne R. R. Nous nous arrangerons pour couvrir les frais; je pourrais, par exemple, vous envoyer un petit texte inédit de R. que vous pourriez publier dans une revue, et vous garderiez les droits d'auteur pour payer les coupures <de> que l’ « Argus » vous communiquerait.

J'espère avoir bientôt de vos nouvelles, et je vous prie de croire, Cher Monsieur, à mes sentiments ; les meilleurs.

Marie Romain Rolland