DT009

Cours de Rive 7 1204 Genève
Date: 02-11-1980
Language: French
Repository: Petőfi Museum of Literature
Document type: Letter written by hand
Publisher: Tüskés Anna (22-08-2017)
Folio number: 2

Cher Monsieur,

Je me permets de faire appel à vos conseils pour une question qui me préoccupe, en relation avec un livre que je suis en train d’écrire sur la Rythmique Jaques-Dalcroze, à la demande de l’Institut de Genève.

Il s’agit d’une référence donnée par B. M. Teplov dans la bibliographie de son livre : « Psychologie des aptitudes musicales », (P.U.F. 1966, p. 412), référence dont je n’ai pu nulle part ailleurs retrouver la trace jusqu’ici (mais peut-être m’y suis-je mal prise ?). La voici (sans mention d’éditeur) : Jaques-Dalcroze, Der Rythmus als Erziehungsmittel, Basel, 1907. Je vous, dans la bibliographie du livre sur Jaques-Dalcroze auquel vous avez collaboré, que la même année 1907 a paru à Bâle un écrit de Paul Boepple intitulé Der Rythmus als Erziehungsmittel für das Leben und die Kunst (Helbing & Lichtenhahn)...

Est-il vraisemblable que deux textes venant d’aussi proches collaborateurs aient paru la même endroit, sous un titre presque identique ?

Je voudrais bien mettre la main sur l’un et l’autre (ou, à défaut, sur l’un ou l’autre) ; que me conseillez-vous ?

Cela me tient d’autant plus à coeur que c’est là l’unique source donnée par Teplov pour parler de Jaques-Dalcroze (des idées duquel il donne une interprétation très... déformée), dans un important chapitre consacré au rythme. Il avait pourtant, à l’époque où il a écrit son livre (1947, si j’en crois E. Emery), accès à bien d’autres articles de J-Dalcroze traduits en allemand ! Mais je n’ai pas retrouvé les extraits cités par Teplov (pp 345 et 353 de son livre) dans les articles parus ultérieurement dans la revue « Le Rythme » et portant un titre similaire, signés au nom de Jaques-Dalcroze.

Je vous serais vraiment très reconnaissante si vous pouviez m’éclairer tant soit peu à ce sujet.

Croyez, Monsieur, à toute ma considération et veuillez recevoir mes pensées les meilleurs.

Marie-Laure Bachmann